mercredi 23 mai 2012

Atelier d'écriture

Ecrivains en herbe ? Cruciverbistes du dimanche ?

Participez à un atelier d'écriture gratuit et ouvert à tous de 7 à 99 ans, le samedi 14 avril de 14h à 18h. Dans le cadre de son projet "Habitants" l'espace29 vous invite à exprimer votre créativité autour d'un projet artistique collaboratif.

Ce deuxième atelier permettra de mettre en lumière vos souvenirs et constituera le premier pas vers la création d'une identité et d'une mémoire collective des quartiers de Gambetta/Mériadeck/Saint Seurin et Saint Bruno.

Pour participez il vous suffit de vous inscrire sur le formulaire ci-joint et de vous munir le jour de l'atelier d'un extrait de roman, pièce de théâtre, poème, article etc etc que vous aimez particulièrement.

Les travaux réalisés lors de l'atelier feront l'objet d'une exposition collective à partir du 22 juin 2012.

vendredi 18 mai 2012

Connaissez-vous bien votre quartier ?

Grâce à votre participation , ensemble nous avons erré, flâné, déambulé au hasard des rues de notre quartier, nous laissant guider par notre curiosité pour découvrir l'insolite. Grâce à l l'investissement  d'un professionnel de l'image, Jonathan Vandenheuvel, habitant du quartier, les images ont été classées, assemblées, parfois à peine retravaillées pour raconter une histoire au travers du regard de l'autre. Cette proposition est un cadavre exquis, qui d'un regard à l'autre offre une vision décalée, créative et plurielle.


Merci à tous ceux qui, l'espace d'une journée, se sont investis dans ce projet.

 En voici les résultats







vendredi 4 mai 2012

Un oeil, une image, un appareil photo


Le deuxième atelier autour du projet "Habitants" aura pour thème l'image insolite.

Partez à la découverte du quartier de Mériadeck et venez chasser ces petites choses insolites qui peuplent les rues et les immeubles du quartier en compagnie d'une animatrice photographe. L'appareil photo est fourni mais vous pouvez amener le vôtre si vous le souhaitez.

Les photos réalisées dans le cadre de cet atelier feront l'objet d'une exposition collective créée par les habitants à partir du 22 juin.

Pour participer il vous suffit de vous inscrire sur le formulaire ci-joint : ici

Atelier gratuit et ouvert à tous de 7 à 99 ans. Rendez-vous le 12 mai à 14h au 29 rue Fernand Marin

On vous y attend nombreux !

vendredi 27 avril 2012

Biennale de l'an 3000

Les projets culturels participatifs tendent à se développer de manière exponentielle en France autour de pratiques artistiques de plus en plus larges : sculpture, dessin, photos, écriture...

La multiplication de ces projets culturels participatifs est à mettre en parallèle avec les mutations économiques, sociales, culturelles et identitaires qui touchent actuellement notre société. Face à ces changements, le monde de l'art, comme à chaque crise, voit l'émergence de propositions artistiques et culturelles nouvelles.

Derrière le thème "projets culturels participatifs", c'est l'idée d'ouverture qu'il faut retenir. Ouverture vers un champ de possibles plus vaste ainsi qu‘à de nouvelles potentialités et rencontres. Les publics ne sont  plus cantonnés à un rôle passif de consommateurs mais deviennent véritablement acteurs et même citoyens de l’œuvre auprès de laquelle ils ont librement choisi de s’engager.

Ce sont les concepts qu'a retenu Fred Forest, artiste français pionnier de l'art vidéo et du net art lors de la création de son projet participatif "la Biennale de l'an 3000".

La biennale de l'an 3000 est un projet numérique, participatif, planétaire et démocratique créé en 2006 à travers de laquelle les participants deviennent commissaires d'exposition. Après une simple inscription chacun peut envoyer sur la plateforme web une image, un son ou une vidéo de son choix qui fera ensuite partie de la biennale. Réalisée en parallèle de la 27ème biennale officielle de Sao Paulo, le projet de Fred Forest a connu un véritable succès, si bien qu'il est aujourd'hui toujours possible d'y participer alors qu’il devait se terminer le 15 décembre 2006.


Pour participer : site internet du projet




mercredi 21 mars 2012

Souvenirs de Mériadeck

La première étape du projet "Habitants" est lancée !

La distribution des 4000 cartes postales a commencé lundi 19 mars et se poursuivra jusqu'au début de la semaine prochaine dans toutes les boîtes aux lettres des habitants de Mériadeck/Gambetta/Saint Seurin et Saint Bruno.

Sur la face blanche de la carte, les habitants sont invités à exprimer leur meilleur souvenir lié à la vie du quartier par tous les moyens créatifs qu'ils imagineront : photos, peintures, collages, découpage, textes, poèmes...

Les cartes postales pourront être envoyées par les habitants souhaitant participer au projet jusqu’au 18 juin 2012 à l’espace29 au 29 rue Fernand Marin.

Toutes les cartes postales reçues seront exposées à l'espace29 en compagnie des travaux artistiques collaboratif réalisés pendant les 4 ateliers (gratuits et ouverts à tous) à partir du 22 juin 2012.

Les 3 cartes les plus créatives seront sélectionnées par le comité artistique de l’association et seront imprimées à 500 exemplaires chacune.

Pour plus d'informations : 05.56.51.18.09 ou projethabitants@gmail.com 

samedi 10 mars 2012

Histoire de Mériadeck

Jusqu’au XVIIème siècle, l’actuel quartier de Mériadeck n’était qu’un immense marais que la ville de Bordeaux tenait pour responsable des nombreuses épidémies de peste dont elle était victime.

Le quartier se construit ex nihilo à partir du XVIIIème siècle avec les premiers efforts d’assèchement de l’archevêque Bernard de Sourdis puis au XIXème siècle avec les travaux de lotissement de Mgr Ferdinand Mériadec de Rohan. Mal bâtis et mal assainit, Mériadeck souffrira dès lors d’une réputation « d’ancien marais aux herbes à sorcières ».

Le quartier est construit de bric et de broc par une population de travailleurs, d’immigrés et de prostitués qui vient trouver refuge au cœur de cet exutoire en marge des quartiers huppés de la ville. Suivent ensuite les brocanteurs, les ferrailleurs et les chiffonniers qui y installent un marché aux puces très populaire car on pouvait y vendre sans payer de taxes.

Au début du XXème siècle le quartier ne compte pas moins de 180 maisons de passe connues sous le nom de « Sphynx », « Le Lido » ou encore « Madame Jeanne » et fréquentées par toute la population masculine transitant par le port.

Jacques Chaban Delmas, élu maire en 1947, souhaite redynamiser la ville en s’attaquant au quartier devenu insalubre. Une intervention dispersée n’étant pas jugée satisfaisante, la ville opte pour une opération radicale en décidant de raser le quartier entier. Il faudra plus de seize ans pour détruire les trente hectares, les 872 immeubles et pour reloger les quelques 2 500 familles qui y vivaient alors.

En 1972, l'ancien quartier Mériadeck n’existe plus et est remplacé par une dalle, nouveauté architecturale alors très en vogue en Angleterre et aux Etats-Unis. L’opération doit accueillir 60 000 m2 de bureaux, 5 000 m2 de commerces, 7 000 m2 de grands magasins, un hôtel de luxe, ainsi que 5 000 places de parking.

Seulement 1500 personnes se réinstallent dans le quartier lors de son achèvement alors qu'elles étaient près de 10 000 après la guerre. Viendront ensuite progressivement au cœur de ce quartier du futur de nombreuses administrations comme le conseil général et la CUB ainsi qu'un grand centre commercial, une patinoire et la bibliothèque municipale.


jeudi 16 février 2012

Petit cours de grammaire

S'il est un domaine où la langue française déploie tout son potentiel créatif c'est bien celui des collections. De nouveaux mots plus complexes les uns que les autres font régulièrement leur apparition au rayon bizarrerie. A chaque nouvelle collection son propre nom souvent créé de toutes pièces. Et pas de limite dans cette fièvre créatrice puisque tout se collectionne !


Ces nouveaux mots respectent pour la plupart des règles fixes et se construisent de la manière suivante : la première partie du nom correspond à l'objet collectionné et la seconde est composée d'un suffixe qui indique s'il s'agit du nom de la collection ou de la personne qui collectionne.                                               
                                                         BédéPhilie : collection de bandes-dessinées                                                                        
                                                          BédéPhile : collectionneur de bandes-dessinées

Les mots choisis pour la base sont souvent d'origine grecque ou latine comme par exemple oenophilie (collection de bouteille d'alcool) dont la base est construite à partir du mot grec "oeno" qui signifie «vin». Beaucoup de nom de collection sont toutefois imaginés de manière beaucoup moins scientifique avec des termes modernes comme par exemple la Kinderophilie, collection d'objet Kinder. 

Les suffixes utilisés sont nombreux : -philie et -phile; -ie et -iste; -isme et -iste; -logie et -logiste ou -logue mais les plus utilisés sont -philie et -phile qui viennent du grec "philos" signifiant «ami».  

La plupart de ces mots étant des créations spontanées et personnelles vous ne les trouverez pas dans un dictionnaire ! Un rapide coup d'oeil aux différentes listes existantes sur internet suffit pour remarquer l'imagination sans borne dont font preuve les collectionneurs !

Après ce cours de grammaire quand est-il de nos trois collections mystères la microcochliarmaphilie, la nanipabullophilie et la plangonophilie ? La première est une collection de cuillères touristiques, la seconde de nains de jardin à brouette et la troisième de poupée !