mercredi 21 mars 2012

Souvenirs de Mériadeck

La première étape du projet "Habitants" est lancée !

La distribution des 4000 cartes postales a commencé lundi 19 mars et se poursuivra jusqu'au début de la semaine prochaine dans toutes les boîtes aux lettres des habitants de Mériadeck/Gambetta/Saint Seurin et Saint Bruno.

Sur la face blanche de la carte, les habitants sont invités à exprimer leur meilleur souvenir lié à la vie du quartier par tous les moyens créatifs qu'ils imagineront : photos, peintures, collages, découpage, textes, poèmes...

Les cartes postales pourront être envoyées par les habitants souhaitant participer au projet jusqu’au 18 juin 2012 à l’espace29 au 29 rue Fernand Marin.

Toutes les cartes postales reçues seront exposées à l'espace29 en compagnie des travaux artistiques collaboratif réalisés pendant les 4 ateliers (gratuits et ouverts à tous) à partir du 22 juin 2012.

Les 3 cartes les plus créatives seront sélectionnées par le comité artistique de l’association et seront imprimées à 500 exemplaires chacune.

Pour plus d'informations : 05.56.51.18.09 ou projethabitants@gmail.com 

samedi 10 mars 2012

Histoire de Mériadeck

Jusqu’au XVIIème siècle, l’actuel quartier de Mériadeck n’était qu’un immense marais que la ville de Bordeaux tenait pour responsable des nombreuses épidémies de peste dont elle était victime.

Le quartier se construit ex nihilo à partir du XVIIIème siècle avec les premiers efforts d’assèchement de l’archevêque Bernard de Sourdis puis au XIXème siècle avec les travaux de lotissement de Mgr Ferdinand Mériadec de Rohan. Mal bâtis et mal assainit, Mériadeck souffrira dès lors d’une réputation « d’ancien marais aux herbes à sorcières ».

Le quartier est construit de bric et de broc par une population de travailleurs, d’immigrés et de prostitués qui vient trouver refuge au cœur de cet exutoire en marge des quartiers huppés de la ville. Suivent ensuite les brocanteurs, les ferrailleurs et les chiffonniers qui y installent un marché aux puces très populaire car on pouvait y vendre sans payer de taxes.

Au début du XXème siècle le quartier ne compte pas moins de 180 maisons de passe connues sous le nom de « Sphynx », « Le Lido » ou encore « Madame Jeanne » et fréquentées par toute la population masculine transitant par le port.

Jacques Chaban Delmas, élu maire en 1947, souhaite redynamiser la ville en s’attaquant au quartier devenu insalubre. Une intervention dispersée n’étant pas jugée satisfaisante, la ville opte pour une opération radicale en décidant de raser le quartier entier. Il faudra plus de seize ans pour détruire les trente hectares, les 872 immeubles et pour reloger les quelques 2 500 familles qui y vivaient alors.

En 1972, l'ancien quartier Mériadeck n’existe plus et est remplacé par une dalle, nouveauté architecturale alors très en vogue en Angleterre et aux Etats-Unis. L’opération doit accueillir 60 000 m2 de bureaux, 5 000 m2 de commerces, 7 000 m2 de grands magasins, un hôtel de luxe, ainsi que 5 000 places de parking.

Seulement 1500 personnes se réinstallent dans le quartier lors de son achèvement alors qu'elles étaient près de 10 000 après la guerre. Viendront ensuite progressivement au cœur de ce quartier du futur de nombreuses administrations comme le conseil général et la CUB ainsi qu'un grand centre commercial, une patinoire et la bibliothèque municipale.


jeudi 16 février 2012

Petit cours de grammaire

S'il est un domaine où la langue française déploie tout son potentiel créatif c'est bien celui des collections. De nouveaux mots plus complexes les uns que les autres font régulièrement leur apparition au rayon bizarrerie. A chaque nouvelle collection son propre nom souvent créé de toutes pièces. Et pas de limite dans cette fièvre créatrice puisque tout se collectionne !


Ces nouveaux mots respectent pour la plupart des règles fixes et se construisent de la manière suivante : la première partie du nom correspond à l'objet collectionné et la seconde est composée d'un suffixe qui indique s'il s'agit du nom de la collection ou de la personne qui collectionne.                                               
                                                         BédéPhilie : collection de bandes-dessinées                                                                        
                                                          BédéPhile : collectionneur de bandes-dessinées

Les mots choisis pour la base sont souvent d'origine grecque ou latine comme par exemple oenophilie (collection de bouteille d'alcool) dont la base est construite à partir du mot grec "oeno" qui signifie «vin». Beaucoup de nom de collection sont toutefois imaginés de manière beaucoup moins scientifique avec des termes modernes comme par exemple la Kinderophilie, collection d'objet Kinder. 

Les suffixes utilisés sont nombreux : -philie et -phile; -ie et -iste; -isme et -iste; -logie et -logiste ou -logue mais les plus utilisés sont -philie et -phile qui viennent du grec "philos" signifiant «ami».  

La plupart de ces mots étant des créations spontanées et personnelles vous ne les trouverez pas dans un dictionnaire ! Un rapide coup d'oeil aux différentes listes existantes sur internet suffit pour remarquer l'imagination sans borne dont font preuve les collectionneurs !

Après ce cours de grammaire quand est-il de nos trois collections mystères la microcochliarmaphilie, la nanipabullophilie et la plangonophilie ? La première est une collection de cuillères touristiques, la seconde de nains de jardin à brouette et la troisième de poupée ! 

vendredi 27 janvier 2012

Et le thème est...

Le projet Habitant s’articulera autour du thème « la collection et les collectionneurs ». Une relation qui nous pousse à nous interroger sur notre propre rapport à l’objet, sa place au sein de notre quotidien, le besoin que nous éprouvons de le posséder et l'attachement parfois sans bornes que nous lui portons.

A travers cette relation souvent passionnée que nous ne comprenons pas toujours, c’est notre propre rapport à la vie et à la mort qui est en jeu. Si collectionner est une façon agréable d’égayer son quotidien c’est aussi un moyen de se rassurer, de défier la mort en s’enrichissant et en scellant le temps de manière à prolonger sa propre existence. Les collections léguées aux musées le sont généralement à la condition qu’elles ne soient pas séparées mais exposées telles qu’elles ont été pensées et assemblées par leurs propriétaires.

Parler des collections c’est aussi le moyen d’aborder l’étrangeté qui frappe soudainement la langue française à leurs contacts. En effet avez-vous déjà entendu parler de la microcochliarmaphilie, de la nanipabullophilie ou encore de la plangonophilie ? Si la réponse est non, c’est parfaitement normal puisqu’il s’agit de nom de collection très particulières, si vous répondez par l’affirmative c’est que vous collectionnez sans doute un ou les trois objets dont il s’agit.

Prochainement, la réponse à ces trois énigmes ainsi qu’un petit cours de grammaire autour de la constitution du nom des collections !

mercredi 18 janvier 2012

Et l'aventure commence...


La nouvelle aventure de l'espace29, le projet "Habitants", vous est présentée ici à travers l'ouverture de ce blog qui, à la manière d'un journal de bord, retracera les différentes étapes de sa construction. 
 
Ce nouveau projet se veut le prolongement des objectifs de l'association : initier, développer, et pérenniser des rapprochements entre l'art d'aujourd'hui et les publics. En ce sens, ce blog est pensé comme résolument tourné vers le partage et le dialogue afin de construire ensemble un véritable espace d'expression et de coopération culturel et artistique.

Vous trouverez dans les différentes rubriques la présentation du projet PHM29 et de l'espace29. Si toutefois vous souhaitez en savoir plus n'hésitez pas à visiter le site internet de l'association ou à nous contactez via le formulaire contact.

Que l'aventure commence !